Contradictions dans le rapport d’Amnesty Internationale sur le conflit à Gaza

Désinformation et contradictions – Amnesty International et son rapport sur le conflit à Gaza publié le 5 novembre 2014 –Extraits et questionnements.

1/ Les victimes

« Les forces israéliennes ont tué des dizaines de civils palestiniens dans des attaques menées contre des maisons abritant des familles lors de la dernière opération israélienne dans la bande de Gaza. » 

  • Qui compte les victimes dans leur rapport? comment sont-elles répertoriées ?

  • Comment faire la différence entre un milicien du Hamas et un civil dans ce rapport sur les victimes ?

 2/ les sources

Un enfant palestinien sur les ruines de sa maison© Ibrahim Khader/Pacific Press/LightRocket via Getty Images

A Palestinian child sits above the ruins of his ruined home

  • De quand date cette photo et où a-t-elle été prise exactement ?

« Les forces israéliennes ont tué des dizaines de civils palestiniens dans des attaques menées contre des maisons abritant des familles lors de la dernière opération israélienne dans la bande de Gaza.  Notre nouveau rapport décrit huit cas dans lesquels des habitations à Gaza ont été prises pour cible par les forces israéliennes, sans avertissement, causant la mort d’au moins 111 personnes dont au moins 104 civils, pendant l’opération Bordure protectrice en juillet et août 2014.  Le rapport montre que les forces israéliennes ont eu recours à des bombardements aériens pour détruire des habitations, tuant parfois des familles entières. »

  • Là encore, les estimations sont floues.

  • Qui a écrit ce rapport ? Quelles ont été les sources qui ont en permis l’établissement ? Ont-elles été vérifiées ?

« Les forces israéliennes ont violé les lois de la guerre en menant une série d’attaques contre des habitations civiles, faisant preuve d’une froide indifférence face au carnage qui en résultait.Notre rapport dénonce la pratique courante des attaques de maisons par les forces israéliennes, qui ont témoigné d’un mépris choquant pour les vies des civils palestiniens en ne les avertissant pas et en ne leur laissant aucune chance de s’enfuir. »

Reste d’un centre commercial dont les témoins rapportent qu’il a subi une attaque aérienne israélienne © REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

Capture d’écran 2014-11-10 à 13.12.49

Le rapport contient de nombreux témoignages de survivants qui décrivent l’horreur d’avoir eu à creuser frénétiquement dans les décombres et la poussière de leurs maisons détruites, à la recherche des corps de leurs enfants et de leurs proches.

  • Tsahal est la seule armée au monde à prévenir les civils en cas d’attaque, non pas contre les civils mais contre les terroristes.

3/ Le droit international humanitaire violé

« Dans plusieurs des cas décrits dans ce rapport, nous avons pu identifier de possibles cibles militaires. »

  • Il y avait en effet non pas de « possibles » cibles militaires, mais des cibles militaires et uniquement cela.

« Cependant, dans tous les cas, la dévastation en termes de vies civiles et de biens détruits était clairement disproportionnée par rapport aux gains militaires des attaques. »

  • Un argument bien spécieux et qui semble bien argumenter le fait que l’armée israélienne soit intervenue contre les terroristes et uniquement contre eux.

« Quand bien même un combattant eût été présent dans l’une de ces maisons… »

  • Dans ce cas, soit il y avait bien des terroristes soit non, pourquoi utiliser le conditionnel quand il s’agit d’éléments à charge contre le Hamas ?

« Quand bien même un combattant eût été présent dans l’une de ces maison, cela ne dispensait pas Israël de son obligation de prendre toutes les précautions possibles pour protéger la vie des civils pris dans les combats. Les attaques répétées et disproportionnées contre des habitations montrent que les tactiques militaires actuelles d’Israël sont inadaptées et en totale contradiction avec les principes du droit international humanitaire. »

  • L’armée israélienne prend toutes les précautions pour protéger les civils mais ne peut être tenue responsable quand le Hamas prend son propre peuple en otage. En se cachant dans les maisons des civils ou en les exposant sur les toits des maisons et autres bâtiments.

  • Dans l’attaque la plus meurtrière évoquée dans le rapport, 36 membres de quatre familles, dont 18 enfants, ont été tués lors du bombardement du bâtiment al Dali, un immeuble de trois étages. Israël n’a pas indiqué pourquoi ce bâtiment avait été pris pour cible, mais Amnesty International a identifié la présence possible de cibles militaires à l’intérieur. La deuxième attaque la plus meurtrière visait semble-t-il un membre des brigades al Qassam, la branche armée du Hamas, qui se trouvait devant la maison de la famille Abu Jame. Cette maison a été complètement détruite et 25 civils, dont 19 enfants, ont été tués. Quelles qu’aient été les cibles visées, ces deux attaques étaient manifestement disproportionnées et, en vertu du droit international, elles auraient dû être annulées ou reportées dès lors qu’il est apparu de manière évidente que ces bâtiments abritaient tant de civils. 

  • On parle donc bien ici de cibles militaires, de « Ezzedine Al Qassam », la branche armée du Hamas ; qui se trouvait devant la maison de la famille Abu Jame.

  • Pourquoi ce terroriste se trouvait-il devant la maison de cette famille ?

  • Le Hamas pratiquerait-il une forme de chantage moral ?

  • Que fait le Hamas pour protéger sa population ?

A quand le prochain rapport d’Amnesty international en immersion en Israël à côté du peuple palestinien et à côté des Juifs qui subissent chaque jour, depuis 1948, violences quotidiennes et attentats. Cela en dépit des propositions de paix, à chaque fois rejetées par le Hamas ? Uniquement pour défendre une terre d’accueil et un pays, seule démocratie au Moyen-Orient.

4/ Accès à Gaza 

« Israël continue d’interdire aux organisations internationales de défense des droits humains, dont Amnesty International, de se rendre à Gaza, et l’organisation a dû mener ses recherches pour ce rapport à distance, avec le soutien de deux personnes travaillant sur le terrain à Gaza. »

  • Ce rapport a donc été établi à distance avec le soutien de deux personnes travaillant sur le terrain à Gaza. N’est-ce pas un peu « léger » pour une organisation telle qu’Amnesty international ?

  • Quelles sont ces deux personnes ? Quelle légitimité ont-elles ? Que font-elles très concrètement sur le terrain ? Sont-elles réellement des observateurs indépendants ?

Enfin, que pense Amnesty international de la position de l’Egypte actuellement face à Gaza ?

Et que dire du silence du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies ?

Martine Caen-Louvier

 

 

 

 


Une réflexion au sujet de « Contradictions dans le rapport d’Amnesty Internationale sur le conflit à Gaza »

    Michel de Bruxelles a dit:
    11 novembre 2014 à 9 h 14 min

    Il est évident qu’ Amnesty a choisi son camp, … mais est-ce vraiment surprenant ?
    En revanche, ce qui serait une réelle surprise serait un rapport sérieux et documenté sur les techniques utilisées par le hamas comme les boucliers humains, les hopitaux servant de PC aux miliciens, écoles servant de dépôts d’armes (armes restituées au hamas !), etc…
    Mais ce jour-là, il pleuvra des cacahuètes !

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